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PapaFakir

« T’écris jamais des trucs bien sur moi sur ton blog. C’est toujours : PapaFakir est de garde. PapaFakir il fait chier».
Alors déjà, je n’ai jamais dit que tu faisais chier. J’ai dit, tout au plus, que tu psychotais sur des miettes imaginaires dans le lit et que parfois tu n’étendais pas mes serviettes hygiéniques lavables à temps pour qu’elles soient sèches le soir. J’ai peut-être dit également que tes gardes pompiers me faisaient chier… mais pas toi. Pas tout le temps disons.
« Tu ne dis pas, par exemple, que je ramène le petit déjeuner quand je rentre de garde ! Tu ne dis pas que c’est moi qui me lève 363 matins dans l’année ». Non, c’est vrai… tu veux une médaille ? Non parce qu’on en a déjà parlé.

amour-de-jeunesse
Je ne dis pas non plus que c’est toi qui t’occupes du linge et du ménage. Que c’est toi qui emmènes les enfants prendre l’air d’octobre à avril parce que je suis une grande frileuse. Je ne dis pas d’ailleurs non plus, que tu subis mes chaussettes péruviennes, mon collant, mon jogging, mon sous-pull et ma polaire chaque nuit sur la même période mais que ça ne t’a jamais empêché de me faire trois enfants malgré cet accoutrement en soit contraceptif. Je ne dis pas non plus que tu me trouves belle et sexy en jogging, en vielle culotte ou juste toute nue. Je n’ai encore jamais raconté que je suis ton meilleur public et que je t’encourage (parfois trop) dans ta connerie. Je n’ai pas évoqué le fait qu’on se connaisse depuis nos 16 ans. Que tu me faisais virer de cours régulièrement pour cause de fou rire et que, déjà à l’époque même si on n’était que copains, on se disait « je t’aime » sur MSN chaque soir. Je ne parle pas non plus de ta plus grande preuve d’amour selon toi : ne pas t’être moqué de moi en anglais parce que j’ai morvé sur ma feuille (je nie totalement cette anecdote). Je ne parle pas non plus du trajet Brest-Paris, qui t’a fait sécher l’armée pour venir me galocher en pleine rue après un certain SMS affectueux : « T’es con ou t’es con ? Pourquoi tu ne m’as pas embrassé sur le quai de la gare ?! ». Rue dans laquelle tu m’as emmené de nouveau trois ans plus tard pour me demander en mariage. Je ne dis pas non plus que, pour nous faire revenir en Haute-Savoie tu as dû bosser 6 mois dans un crématorium et répondre aux questions des enfants. Je ne dis pas encore que tu es excellent dans ton métier de pompier et que je suis tellement fière de toi (et que quand tu reviens en tenue j’ai envie que tu me fasses des triplés). Je n’ai jamais raconté que tu es un papa extraordinaire même si des fois tu réponds «Merde merde crotte papa il a dit merde merde crotte ! ». Je n’ai jamais évoqué le fait que tu as géré la maison à 100% l’année de ma reconversion, mes crises de stress et ma parano. Quand tu me temporises lorsque la lune me fait vriller et que je hurle après la machine à laver qui a gardé les clés de ma classe. Quand tu es fier de moi parce que j’ai dessiné une bite en chamallows sur la tarte aux pommes de la caserne. Que tu me dis « Je t’aime boudin » chaque jour. Je n’écris pas non plus que tu me rappelles une fois par mois que c’est moi qui ai pété en premier (« Mario Galaxy» est un jeu terriblement prenant et stressant). Je n’ai peut-être jamais évoqué le fait que depuis 14 ans tu es mon meilleur ami aussi (et que ça détend forcément, surtout quand on joue à la WII). Je ne parle pas du fait que tu excelles dans tous les jeux (sportifs ou stratégiques) et que tu n’as pas une once de modestie quand tu gagnes. Je ne dis pas encore que je suis tellement amoureuse de toi que je te suivrais jusqu’au bout du monde (ou à Cherbourg… pendant 5 ans). Que quand on a reçu les résultats du labo, devant notre MacFleury, au MacDo de Cherbourg (justement) et que je me suis mise à trembler parce que j’étais bel et bien enceinte 4 mois après avoir accouchée de notre deuxième tu m’as dit « Hey ! Vaut mieux un de plus que pas du tout. Et puis de toute façon on s’aime non ?» alors que certains auraient déserté.

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Je ne dis pas encore qu’avec toi, j’aurais toujours 16 ans, la tête dans les nuages et la cœur prêt à exploser. Non… Je n’écris pas tout ça parce que ce serait décousu, trop passionné, trop intime. Pas du tout blogable. Comme nous. #lavraievie

Ton amoureuse

7 Commentaires

  • Anna 12 février 2018 at 11 h 08 min

    Ouhaouh, c’est vraiment une belle déclaration, j’espère qu’il en est fier!

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    • Shivamama 12 février 2018 at 11 h 12 min

      Il va râler parce que je l’ai appelé « mon con » 😉

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  • Marion 12 février 2018 at 11 h 24 min

    Extraordinaire votre histoire, et vos personnalités… Vous vivez l’histoire que j’aurais rêvé faire perdurer avec le père de mes 3 enfants… 8, 7 et 6 ans… Votre parentalité me parle tellement !!! Désormais je fais route seule avec eux, et heureusement, il existe de belles histoires qui me redonnent foi en la suite…

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    • Shivamama 12 février 2018 at 11 h 26 min

      L’histoire est forcément belle si d’elle est née trois enfants

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  • Mirabel en compote 12 février 2018 at 12 h 12 min

    C’est beau comme vous parlez de lui . C’est beau comme vous parlez de vous . Et je penses qu’une histoire de morve ne peut être qu’une hallucination de sa part !

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  • Decibelany 12 février 2018 at 16 h 31 min

    Très touchant cet article rien que pour lui… Belle histoire d’amour à préserver <3
    J'aime cette façon de s'exprimer sans chichis 😉
    Bonne Saint Valentin à vous deux (il a intérêt à t'offrir un beau bouquet de fleurs avec cette déclaration d'amour! hihihi)

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  • Julie 12 février 2018 at 17 h 57 min

    Très jolie déclaration, après tant d’années,c’est beau et ça fait du bien ❤

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