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Le retour au calme

Parfois ça dérape. Tu le sens, tu le sais, tu le vois venir. Parfois dès le réveil. C’est l’intuition maternelle ça (ou juste la tronche de 8 mètres de long de YogiBoy). Et puis pour pas grand-chose, une pièce de puzzle qui ne rentre pas, une petite soeur qui maintient que Spiderman est une princesse, ou une Shivamama qui demande malencontreusement de ranger sa chambre… et c’est l’explosion ! Hiroshima 2015 ! Hulk version 1m03 ! Le pétage de plombs d’un minimoy !

Le retour au calme - shivamama

Alors, deux choix s’offrent à vous, ou plutôt deux issues :

Soit tu es reposée et fraîche comme le printemps, tu viens de lire « J’éduque mon enfant dans la zénitude la plus totale Tome.17 » et calmement tu le ramènes au calme juste en le regardant de tes yeux pacificateurs et en lui posant une main douce et enveloppante de ton amour sur les épaules.

Soit tu es une maman, juste une maman. Et là tu as besoin d’aide (ou d’un billet d’avion pour les Seychelles, seul ! )

L’erreur numéro 1, celle que je fais 32 fois sur 35, c’est la méthode dite du bélier. Cette méthode qui n’a jamais fait ses preuves mais que ton cerveau de maman au bout  du rouleau (oui parce que YogiBoy ne voit aucun intérêt à faire une colère un jour où je suis parfaitement calme et opérationnelle) c’est donc cette méthode que ton cerveau persiste à plébisciter : Et vas-y que tu lui rentres dedans, que tu l’énerves encore plus pour finir cornes contre cornes au milieu du salon, la bave au bord des lèvres, à attendre que l’autre se calme en premier.

Il existe une erreur numéro 2, mais qui survient principalement quand YogiBoy en est à sa 8ème colère, que YogiNenette chante la reine des neiges et que YogiBaby à une otite. Erreur numéro 2 qui consiste à pleurer et à se mettre en position fœtale jusqu’au retour de PapaFakir. Mais j’y reviendrais dans un autre article.

Et puis il a tout ce que j’ai pu tester, entendre, lire, qui je l’avoue marche plutôt bien et que je vous livre ci-dessous (c’est cadeau!). Mais le vrai secret pour calmer YogiBoy, celui qu’on peine à admettre c’est déjà de se calmer … soi-même…. Parce que « NON MAIS TU VAS TE CALMER OUI ?!! » les yeux injectés de sang constitue l’erreur numéro 3.

Alors en vrac et à utiliser en alternance quelques trucs et astuces pour un retour au calme familial:

Le bocal de la fureur jurasiqueLe bocal de la fureur

Une jolie activité à partager ensemble en suivant le tuto de shivamama ici. À agiter vigoureusement ensuite et regarder les paillettes retomber, tout comme sa colère.

Le retour au calme - l'arbre et la tempêteL’arbre et la tempête

Un peu de yoga et de relaxation à faire avec mini-Hulk.

On est un arbre, un grand, un beau. Avec des grandes racines qui nous ancrent bien dans le sol (les pieds immobiles, bien plantés), impossible de le déraciner. Nos branches flottent au vent, doucement (on balance nos bras, on dandine la tête, on pivote le bassin lentement). Le vent se lève, agite les feuilles, les branches d’un côté, de l’autre. Puis c’est la tempête, tout s’agite, se soulève, sauf les racines, l’arbre est toujours bien enraciné. La tempête s’en va tout doucement jusqu’à ce que les branches ne bougent plus du tout. Et on recommence trois fois. En cas d’échec… on appelle le bucheron !

Le retour au calme - le dessinDessine-moi ta colère

Après quelques respirations, les mains à plat sur la table, il peut dessiner sa colère, ce qui le tracasse, l’énerve. Ensuite on chiffonne et on jette le tout à la poubelle.

Le retour au calme - grosse colèreLE bouquin et LE film

Pour ceux et celles qui ont vu le dernier Pixar Vice-versa ou mieux, qui ont la chance d’avoir lu « Grosse Colère » de Mireille d’Allancé, amenez-le à personnifier ses émotions négatives, de colère, de frustration et à les mettre dans une boite, une toute petite boite, doucement, lentement et hop on range la boite.

Et vous ? Qu’elles sont vos trucs et astuces ? Vos solutions miracles ? (Les boites de la honte, caves humides ou autres baillons d’orties ne seront pas publiés en commentaire mais recevront une attention toute particulière de ma part)

Shivamama

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4 Commentaires

  • voyageur 5 octobre 2015 at 10 h 45 min

    Bravo pour les informations, voilà donc une très bonne lecture. J’ai appris différentes sujets en vous lisant, merci beaucoup « Shivamama ». A bientôt et merci à vous tous !

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  • Emlyn 7 août 2017 at 12 h 20 min

    Coucou Shivamama. Je viens de découvrir ton blog avec ton dernier article grâce à Papa Chouch qui l’a partagé sur FB. J’adore et j’adhère totalement!
    Avant d’être maman, j’étais nounou. Et j’en ai gardé des mômes! Pendant deux ans, j’en ai même eu 6 en même temps! De 3 à 11 ans quand j’ai commencé… bon, c’était facile avec eux car ils jouaient beaucoup ensemble, mais y’a eu des colères, des cris (oui oui même en étant nounou…), des « tfaçon tu ne nous aimes pas en fait! » et des « t’es la meilleure nounou de toute la vie » (♥)… j’ai eu d’autres enfants plus difficiles à gérer et ils étaient uniques ou deux maximum… chez l’un de ces enfants, j’ai découvert le livre sur la Colère… c’était juste l’histoire parfaite pour ce petit bonhomme car chaque fois qu’il était fâché et commençait à grogner, hop! La colère dans la boîte et on la cachait le plus loin possible (dans son imaginaire) de lui. Mine de rien, j’ai beaucoup appris en étant nounou, j’espère réussir à garder ce que j’ai appris avec eux pour m’en servir avec mon fils (qui n’a que 7 mois mais me rend déjà folle parfois… et j’en ai qu’un…).
    Je vais poursuivre la lecture de ton blog qui me plait beaucoup!
    bonne journée =D

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  • Aslan 18 septembre 2017 at 20 h 57 min

    Bonjour,

    Je découvre aujourd’hui votre blog. Je suis un père de famille avec une certaine expérience, puisque j’ai huit enfants. J’aime beaucoup votre vision des choses sur la « parentalité positive ».

    Je voudrais ajouter une chose à laquelle peu de gens pensent dans votre pays. C’est qu’il y a pire épreuve pour un enfant que de voir ses parents lui crier dessus de manière permanente. Je suis Turc, et ma mère est d’origine arabe. A l’âge de 6 ans, elle a vu toute sa famille se faire massacrer sous ses yeux. De son village, il n’y a eu que deux fillettes qui ont survécu. Tous ses voisins, ses camarades d’écoles, ses frères et soeurs ont été mitraillés ou égorgés sous ses yeux. Malgré cela, elle est devenue une femme remarquable, gentille, attentionnée et heureuse.

    Je suis médecin, et j’interviens parfois dans des camps de réfugiés. J’y croise des enfants qui doivent surmonter la perte de leur famille, la guerre, la famine, le fait d’avoir perdu un bras ou une jambe… le genre de choses qui laisse plus de traces que les cris occasionnels d’une mère épuisée. J’ai lu souvent que les enfants sont des éponges qui absorbent tout ce que leurs parents leur transmettent. C’est faux. Les enfants ont un cerveau, certes en développement, mais qui est quand même fonctionnel. Ils ne font pas qu’absorber, ils également réfléchissent, raisonnent… Cela signifie qu’une erreur d’éducation peut être rattrapée. Il est sain de leur expliquer, par exemple, qu’ils ne sont pas les seuls à pouvoir être frustrés ou en colère, ou à vouloir des choses.

    Je aussi suis convaincu c’est sain pour les enfants de voir leurs parents faire des bêtises ou agir de manière illogique parfois. Cela montre que les parents ne sont pas parfaits. Cela leur montre qu’eux aussi ont le droit de ne pas être parfaits. De même, ne pas toujours être disponible pour les enfants est l’occasion pour eux d’apprendre l’autonomie.

    Quelque chose d’important, dans ma famille (cela me vient de mes parents), est de s’excuser et de réparer les fautes. Quand j’ai été injuste avec un de mes enfants, je présente mes excuses une fois le calme revenu. J’attends d’eux qu’ils fassent la même chose. Si un de mes enfants a manqué de respect à un professeur, je lui fais écrire une lettre d’excuses. Si un enfant crie, je l’envoie dans sa chambre se calmer. S’il me fait perdre mon temps, par exemple en discutant l’ordre d’aller se coucher, il est puni par la suppression d’une activité qui lui fait plaisir et qui nécessite que je lui consacre mon temps (par exemple, l’emmener au football). C’est notre principale méthode de punition, avec mon épouse, et cela est assez efficace. Avec huit enfants, j’ai appris que le secret est de ne pas attendre que la colère arrive. Je ne répète mes ordres qu’une seule fois, ensuite, je punis. Je ne peux pas me lancer dans des discussions sans fin avec chaque enfant en âge de discutailler. Nous supprimons des privilèges ou des choses qui font plaisir aux enfants, et nous augmentons la mise si l’enfant n’obéit pas. Comme ils savent que nous ne revenons jamais sur notre parole, nous n’avons que rarement à aller au-delà d’une semaine de privation de dessert ou de télévision.

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