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Et le p’tit quatrième ?!

Pour la plupart, vous me connaissez bien. Je suis Shivamama, mère de trois yogis de 4, 2 et 1 ans.

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Oui…trois enfants en trois ans. Du planifié, du moins planifié. Un « Dallas contraceptif » (Saison 1 : le bébé sous stérilet. Saison 2 : le double implant mis par erreur…). On en rigole, on s’en amuse. Et il est vrai que malgré la fatigue et l’impression d’avoir sauté sans parachute il y a quatre ans dans le cyclone de la parentalité, je suis heureuse, comblée et fière à en crever de ma tribu et, je l’avoue, de moi (entre deux crises de culpabilité maternelle quotidienne il va s’en dire) pour avoir mené de front ces trois grossesses d’affilées.

Je remercie également cette bonne étoile (un peu fourbe et mesquine) d’avoir montré à YogiBaby qu’il y avait de la lumière, là, derrière le stérilet. Je me remémore souvent cette petite phrase pleine de pragmatisme  (et d’auto-persuasion aussi) de PapaFakir « Il vaut mieux en avoir un de plus que pas du tout » après les résultats du test de grossesse.

Finalement, il est là le fond de mon tourment. Partagée entre la peur viscérale de retomber enceinte malgré une contraception sérieuse (ben oui, j’ai déjà donné dans le genre) et la mesure de cette chance inouïe que m’a donné la vie de devenir mère…trois fois. Cette peur, c’est tous les jours. Persuadée qu’au fond de moi, je n’aurais pas la force d’avorter, de faire ce choix raisonnable et raisonné.

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À l’annonce de ma troisième grossesse, YogiNenette avec 3 mois. J’avais les veines dopées en permanence d’ocytocine, l’hormone de l’attachement (entre autre) que les jeunes mères produisent en quantité astronomique. L’idée de me séparer de ce mini bout de vie n’est pas entrée dans l’équation des décisions à prendre à ce moment-là tant le processus chimique et hormonal qui envahissait mon corps me poussait à couver, à materner la vie. Ce n’est pas une décision « courageuse » ou « réfléchie » que j’ai pris, c’était ce que l’instinct animal me poussait à faire inconsciemment.

Certes, à présent, je ne suis plus sous l’emprise de l’ocytocine, mais en regardant YogiBaby grandir, je loue cette hormone miracle qui m’a permis de rencontrer cette petite fille. Et si part un twist scénaristique  ma fourbe petite étoile décidait d’écrire la saison 4 de mon « Dallas maternel », j’ai l’impression que le seul fait de voir ma dernière jouer dans le salon me rendrait incapable de ne pas poursuivre l’aventure et de découvrir quelle petite rousse ou quel petit blond me réserve à nouveau la vie.

Au fond c’est de cette faiblesse dont j’ai peur. Car tout simplement je ne veux pas de quatrième enfants. Voilà presque 5 ans que je change des couches, que j’adapte mes menus, que je fais des biberons, que je modifie le planning pour y inclure des siestes, que tout simplement mon mode de vie est calé sur le métabolisme d’un bébé en permanence. J’aime m’occuper d’eux, leur donner les clés de l’autonomie, les voir franchir ces étapes miraculeuses de la vie comme la première dent, les premiers pas ou l’acquisition de la propreté. J’aime les materner. Mais au bout de 5 ans il me tarde d’ajouter un peu plus de flexibilité dans mes week-ends, un peu plus de frisson dans nos activités, un peu plus de « one again ». Retomber à nouveau dans les couches alors que nous sommes à l’aube d’une air sans Pampers m’angoisse profondément.

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Et il y a cette petite phrase de PapaFakir. Et il y a la réalité de ma génération. Tous ces couples autour de moi qui souffrent, qui espèrent, qui redoutent. Il y a ces batailles que mènent mes amis, mes proches, trop nombreux, pour donner la vie. Là où il ne devrait justement pas y avoir d’obstacles. Parce que donner la vie devrait être un droit, un choix universel. Il y a ces parcours douloureux de PMA, ces dénouements plus ou moins heureux. Ma génération pour je ne sais quelles raisons pesticides, plastiques, polluant galère et souffre dans ces combats pour la vie sans alerter quelconques pouvoirs publics ou sanitaires.

Me plaindre de mon angoisse d’un quatrième est déplacé, c’est vrai, mais réel malgré tout. Reste et résonne cette petite phrase d’un super papa et d’un futur mari (ouiiiii je vous en parle bientôt) formidable :

« Il vaut mieux en avoir un de plus que pas du tout »

 

Portez vous bien bande de yogis.

Shivamama

 

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